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2 novembre 2011 : Extraits des remarques finales de l'ambassadeir Jacobson à la conférence sur l'innovation au Canada et aux États-Unis
 

Notes d'allocution du conférencier.

Être témoin d'un si grand appui et de la foi en regard de la valeur, de l'importance et du potentiel de la relation économique entre le Canada et les États-Unis fait chaud au coeur. Avant de poursuivre, je tiens à remercier les nombreux excellents participants de notre groupe d'experts qui ont suscité la réflexion. Et je remercie aussi nos conférenciers et nos invités.

Il y a exactement 100 ans, Wilfrid Laurier se trouvait dans la rue où nous sommes maintenant, dans la Chambre des communes alors qu'il était premier ministre et qu'il a fait son fameux discours encourageant un commerce plus libre entre les États-Unis et le Canada. Pendant des décennies, la frontière avait en fait, été fermée. L'état des relations entre le Canada et les États-Unis a été décrit par Laurier lui-même comme « flétrissure pour la civilisation des deux pays. » De part et d'autre de la frontière, plusieurs personnes s'opposaient à un commerce plus libre et à des liens plus étroits.

Laurier a vu le potentiel d'une relation plus étroite. Et il a déployé des efforts inlassables pour faire avancer et défendre cette idée. Non seulement la vision de liens économiques améliorés avec les États-Unis. Mais aussi la vision de liens d'amitié plus grands.

Laurier envisageait ce qui suit et je cite : « il y a ... un spectacle qui étonnerait le monde par sa nouveauté et sa grandeur, le spectacle de deux peuples vivant l'un à côté de l'autre, sur une frontière de près de 4 000 milles de longueur ... sans un canon montrant sa gueule menaçante à l'autre côté de la frontière ... sans aucun armement, mais vivant en harmonie, dans une confiance mutuelle, et sans aucune autre rivalité qu'une généreuse émulation dans le commerce et les arts de la paix. »

Au cours des années et décennies qui ont suivi, la vision de Laurier s'est transformée en réalité. L'indépendance de nos deux pays a été conservée. Mais notre interdépendance a augmenté. Au fur et à mesure que nous sommes devenus de meilleurs amis, nous sommes aussi devenus de meilleurs partenaires. Ce lien, ce partenariat, a profité au fil des ans de nouvelles idées, de nouvelles initiatives, de nouvelles générations et de pensées originales.

C'est avec plaisir que j'ai entendu aujourd'hui de grandes réussites sur la coopération bilatérale qui démontrent notre habileté à travailler ensemble et à favoriser une culture d'innovation.

Des organisations telles que le PNWER, et le travail transnational établi par le sénateur Kastama de Washington, sont d'excellents exemples de la croissance des intérêts régionaux et des carrefours d'innovation. La relation lucrative et très intégrée – soulignée par le gouverneur Snyder du Michigan, le maire Ryback de Minneapolis et l'ambassadeur Doer du Canada – attestent de notre interdépendance mutuelle. Et aussi de l'importance continuelle de travailler ensemble pour assurer notre prospérité économique future.

Je suis très content que mon alma mater, Johns Hopkins soit représentée ici aujourd'hui. Ainsi que les brillants établissements suivants : l'UC Berkeley, l'Université de la Colombie-Britannique et l'Université de Waterloo. Ces universités remarquables sont clés pour assurer le succès continu de l'Amérique du Nord. Les États-Unis et le Canada ont les meilleurs programmes d'études supérieures au monde. Ils sont recherchés par les gens de partout au monde. Pendant que nous visons à réussir dans l'économie du savoir, les liens et les partenariats entre ces centres d'excellence de même qu'avec nos industries de pointe sont cruciaux pour notre succès.

Cette conférence n'est que le début. Le début d'un dialogue qui doit se poursuivre. Et qui se poursuivra. Notre but n'était pas de placer le fardeau sur le gouvernement, le monde universitaire ou les entreprises. Tout et chacun a un rôle à jouer pour encourager la pensée créatrice et l'innovation. Nous avons besoin d'investissements, de savoir-faire et d'une culture qui soutient cet esprit entrepreneurial. J'espère qu'en plus des allocutions que vous avez entendues aujourd'hui, vous avez eu la chance de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes intérêts et les mêmes préoccupations que vous. Alimentez et continuez ces conversations.

La conversation se poursuivra aussi entre les universités américaines et canadiennes. Au printemps, nous lancerons une série de conférences en collaboration avec l'Association des universités et collèges du Canada. Des spécialistes sur le transfert technologique et la commercialisation visiteront des universités à travers l'Amérique du Nord pour discuter des pratiques exemplaires. Il y a tellement d'expertise rassemblée ici aujourd'hui. Nous devons l'exploiter et en tirer profit.

Et donc, au nom du président Obama et du gouvernement des États-Unis d'Amérique, au nom de Canada 2020, et au nom de toutes les personnes qui ont travaillé si fort pour organiser cet événement, merci! Et à chacun d'entre vous présent ici, nous apprécions votre temps. Nous apprécions votre participation. Et avant tout, nous apprécions vos idées. Maintenant, mettons-nous au travail!

Merci.